Edito

Nous sommes une poignée de sages-femmes qui communiquons depuis quelques temps grâce à un Google Group.
Devant le mécontentement que nous manifestons lors de nos échanges, les lenteurs du gouvernement et l'imminence de la Jo
urnée Internationale de la Sage-femme le 5 mai 2009, nous proposons de faire une action pour faire connaître notre profession et redire nos revendications pour son avenir !

Vous trouverez sur ce blog, toutes les informations qui concernent l'organisation de notre action.

Bonne visite !

Motivés, motivés,
il faut rester motivés,
motivés, motivés,

il faut se motiver !
Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 19:05
Le parlement est un organce collégial qui détient une grande partie du pouvoir législatif, c'est à dire qu'il est chargé de délibérer et de voter les lois.

En France, le Parlement est bicaméral, c'est à dire qu'il est composé de deux entités, deux "chambres" :

- Le Sénat, la chambre haute, où siègent les 343 Sénateurs,  au Palais du Luxembourg. Les Députés sont élus au suffrage indirect, par les grands électeurs (conseillers municipaux, généraux, régionaux, c'est-à-dire, déjà des élus)
- l'Assemblée Nationale, la chambre basse, où siègent les 577 Députés, au Palais Bourbon. Les Députés sont élus au suffrage direct, par les citoyens, par circonscription.

Les projets de loi, déposés par le Gouvernement, ainsi que les propositions de loi déposées par les Parlementaires sont soumis au Sénat et à l'Assemblée Nationale.
Chaque chambre est chargée de les étudier en "première lecture", de proposer et de voter les modifications qu'elle considère nécessaire (ces modifications étant proposées sous forme d'amemdements).
Les textes font alors ce qu'on appelle "la navette", c'est à dire qu'ils font des allers-retours entre les deux chambres, jusqu'à obtenir un accord des deux parties.
Si aucun accord n'est trouvé, le gouvernement demande une Commission mixte paritaire, c'est à dire une commission composée de 7 sénateurs et de 7 députés, dans le but d'arriver à une conciliation des deux chambres sur le texte en question.
Par Audrey - Publié dans : Les clés
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 18:18
Notre proposition de manifestation est basée sur un principe simple :

Notre profession n'est pas bien connue et n'est pas valorisée par le grand public. Ainsi, nos revendications n'ont aucun écho parmi la population et ne peuvent donc pas lui sembler légitimes !

Quelques exemples parmi d'autres, qui peuvent paraître mesquins mais qui illustrent bien  la méconnaissance du métier de sage-femme :
- Un papa : Comment ? vous faites 5 ans d'études pour apprendre à dire "poussez, madame" ??.....
- De nombreuses mamans, au téléphone, en entrant dans leur chambre : Attends, je te rappelle dans 5 minutes, l'infirmière vient de rentrer dans ma chambre...
- Une future maman : Je vous appelle parce que j'ai très mal au ventre depuis 2 jours....mais je ne veux pas venir consulter à la maternité parce que je n'aime pas le gynécologue qui est de garde aujourd'hui...

Notre idée peut paraître naïve : nous faire mieux connaitre pour (un jour) nous faire reconnaître !

Ainsi, profitons de la journée internationale de la sage-femme, dont ce sera la 19e édition cette année ! ( disons que les 18 autres précédentes ont l'air d'être passées plus qu'inaperçues...autant aux yeux du public que parmi nos consoeurs et confrères....) pour faire parler de nous et commencer le long travail de reconnaissance auquel nous avons droit !

Par Audrey - Publié dans : Le principe du mouvement
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 20:15

Ces dernières années, la profession de sage-femme a connu des évolutions, tant sur le plan de la formation (passage à 4 années d’études, puis 1er année de médecine) que sur le plan de l’exercice (élargissement de nos compétences). Pourtant indispensable pour accompagner les couples dans la maternité, notre travail n’est pas reconnu à sa juste valeur et n’est pas valorisé comme il le devrait :

 

  Les 5 années d’études nécessaires pour être sage-femme ne sont pas reconnues, ni par le public, ni au niveau salarial,

 

  Notre intégration au projet LMD (dont il a fallu justifier la légitimité !) semble encore compromise, et lorsqu’elle est envisagée, c’est à un niveau en dessous de ce que nous méritons,

 

  Notre salaire actuel est déséquilibré compte tenu de notre niveau de formation, de nos compétences, de nos responsabilités et de nos conditions d’exercice,

 

  Face à la pénurie de gynécologues-accoucheurs, nos compétences sont élargies (récemment, frottis et contraception), sans revalorisation salariale d’une part et pour une mauvaise raison d’autre part : l’élargissement de nos compétences dans le cadre de la « coopération entre professionnels de santé » n’est en fait qu’une délégation d’actes camouflée pour alléger la charge de travail des gynécologues.

 

 

A tout ceci, deux explications : la première est que notre profession est de nos jours encore très mal connue du grand public : beaucoup n’ont qu’une idée assez vague de notre rôle et de nos compétences, même après s’être frottés à une maternité, et même probablement parmi nos dirigeants. La deuxième est notre petit nombre : nous ne sommes environ que 21 000 !

 

Une seule solution pour que les choses changent : nous serrer les coudes, pour notre avenir et celui de notre profession !

Par Audrey - Publié dans : Le pourquoi du mouvement
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